Le sillet
Le sillet est une pièce minuscule au regard de l’instrument, pourtant son réglage intervient directement dans la hauteur des cordes aux premières cases, leur espacement, l’intonation des notes proches de la tête, la stabilité de l’accordage et, lorsqu’un vibrato est utilisé, la capacité des cordes à retrouver leur tension initiale. Quelques dixièmes de millimètre suffisent pour transformer une guitare confortable et stable en instrument pénible à accorder ou faux dans les premières positions.
Sur une corde jouée à vide, le sillet marque le début de la longueur vibrante, l’autre extrémité étant définie par le pontet. Son rôle ne consiste donc pas simplement à maintenir les cordes alignées : il doit déterminer avec précision leur point de départ, leur hauteur au-dessus de la première frette et leur espacement, tout en les guidant vers les mécaniques avec le moins de contraintes parasites possible.
Le point d’appui
Pour que la longueur vibrante soit correctement définie, la corde doit quitter le sillet à un endroit précis, situé du côté de la touche. La rainure descend ensuite vers la tête afin que la partie de corde située derrière le sillet ne crée pas un second point d’appui.
Une rainure dont le fond est plat, irrégulier ou incliné dans le mauvais sens peut déplacer ce point de contact vers l’arrière, augmenter légèrement la longueur vibrante ou laisser la corde vibrer entre deux points. Le résultat peut être une intonation imprécise, un bruit parasite ou une corde qui semble manquer de netteté lorsqu’elle est jouée à vide.
Le principe est simple : le bord du sillet tourné vers la touche détermine la longueur de la corde, le reste de la rainure ne sert qu’à accompagner son trajet vers la mécanique.
La hauteur des rainures
La profondeur d’une rainure règle la hauteur de la corde au-dessus des premières frettes. Si elle est trop peu profonde, la corde est trop haute et il faut davantage la déplacer pour jouer une note dans les premières cases. Cette déformation supplémentaire augmente légèrement sa tension, ce qui fait monter la note.
C’est ainsi qu’une guitare peut être correctement réglée à la douzième frette tout en produisant des accords trop aigus près du sillet. Le chevalet peut être parfaitement intoné, le problème se situe simplement à l’autre extrémité du diapason.
Si la rainure est au contraire trop profonde, la corde peut toucher la première frette lorsqu’elle est jouée à vide. Un indice classique est alors une corde qui frise à vide mais devient normale dès qu’elle est frettée.
La hauteur du sillet et l’action générale sont donc liées, mais ne se règlent pas de la même manière : le chevalet détermine principalement la hauteur des cordes sur l’ensemble du manche, tandis que le sillet contrôle surtout leur comportement dans les premières positions.
La largeur des rainures
Une corde doit être guidée latéralement sans être serrée. Une rainure trop large laisse la corde se déplacer de côté, une rainure trop étroite l’empêche de coulisser correctement lorsque sa tension varie.
Ce dernier cas devient particulièrement important avec un vibrato. Lorsqu’on actionne le levier, la tension de la corde varie dans la partie située entre le chevalet et le sillet, mais également dans la portion comprise entre le sillet et la mécanique. Si la corde ne peut pas se déplacer librement dans sa rainure, ces deux portions peuvent conserver momentanément des tensions différentes, et le chevalet peut revenir parfaitement en position sans que la note retrouve exactement sa hauteur initiale.
C’est l’une des raisons pour lesquelles un changement de tirant peut modifier brutalement la stabilité d’une guitare. Un sillet correctement ajusté pour un jeu de .009-.042 peut devenir trop serré avec des cordes sensiblement plus grosses, sans qu’aucune autre pièce de l’instrument ait changé.
La profondeur de la corde dans le sillet
Une corde n’a pas besoin d’être profondément enterrée dans le sillet pour rester en place. Ce qui importe est que sa position soit correctement définie et que l’angle vers la mécanique lui fournisse une pression suffisante.
Une rainure inutilement profonde augmente la surface susceptible d’entrer en contact avec la corde et rend également les corrections ultérieures plus difficiles. Dans la pratique, la géométrie de la rainure compte davantage que la quantité de matière située au-dessus de la corde.
L’angle derrière le sillet
Pour rester en contact avec son point d’appui, la corde doit être légèrement tirée vers le bas après le sillet. Les différentes architectures de tête créent cet angle de plusieurs façons : une tête Gibson inclinée l’obtient naturellement, une tête Fender droite utilise souvent des mécaniques de hauteurs différentes, des guides-cordes ou une combinaison des deux.
Une pression insuffisante peut laisser une corde vibrer derrière le sillet ou produire un appui mal défini, mais augmenter excessivement cet angle accroît aussi le frottement. Les guides-cordes peuvent ainsi résoudre un problème de pression tout en créant un point de friction supplémentaire, ce qui explique l’intérêt des mécaniques étagées sur certaines têtes droites.
Les matériaux traditionnels
L’os est probablement le matériau traditionnel le plus associé aux sillets de qualité. Il est dur, résiste convenablement à l’usure et peut être travaillé avec précision, mais puisqu’il s’agit d’un matériau naturel, sa densité et sa structure ne sont pas parfaitement uniformes.
Les matières plastiques moulées ont permis une production beaucoup plus économique et reproductible, avec des résultats allant du sillet très basique à des polymères techniques parfaitement adaptés à cet usage. On rencontre également du laiton, du graphite, différents composites et, dans les systèmes à blocage, de l’acier.
| Matériau ou familleIntérêt principalLimites ou particularités | ||
| Plastique courant | faible coût, fabrication simple | qualité et résistance à l’usure variables |
| Os | dur, traditionnel, facile à ajuster et polir | matériau naturel non parfaitement homogène |
| Laiton | très dur et résistant | masse élevée, travail différent d’un matériau traditionnel |
| Graphite et composites lubrifiants | faible friction | caractéristiques variables selon la formulation |
| Polymères techniques | régularité et reproductibilité | propriétés dépendantes du fabricant |
| Acier | grande résistance, blocage mécanique possible | essentiellement utilisé dans des systèmes particuliers comme le Floyd Rose |
On attribue parfois aux matériaux du sillet une influence considérable sur le son. Sur une corde jouée à vide, le matériau fait effectivement partie de l’une des deux extrémités mécaniques de la longueur vibrante et peut donc modifier légèrement le couplage de la corde. Dès qu’une note est frettée, cette extrémité devient cependant la frette elle-même. Pour une guitare électrique, la précision géométrique du sillet, sa résistance à l’usure et son comportement face au frottement sont donc des critères beaucoup plus importants que les descriptions sonores souvent associées aux matériaux.
Graph Tech TUSQ et TUSQ XL
Graph Tech a développé plusieurs familles de matériaux synthétiques destinés aux sillets et aux pontets. Le TUSQ est un polymère propriétaire fabriqué sous pression et température élevées, dont l’un des intérêts objectifs est sa grande homogénéité d’une pièce à l’autre, contrairement à l’os dont la structure varie naturellement. Graph Tech lui attribue également des propriétés sonores particulières, mais celles-ci relèvent en partie du discours du fabricant ; dans le contexte mécanique qui nous intéresse ici, sa régularité dimensionnelle et sa facilité de travail constituent les caractéristiques les plus directement utiles. Graph Tech
Le TUSQ XL est destiné plus spécifiquement aux applications où la corde doit coulisser facilement. Graph Tech le décrit comme un matériau lubrifié dans toute sa masse, et non comme un sillet ordinaire sur lequel un lubrifiant aurait simplement été appliqué en surface. Cette propriété vise notamment les guitares utilisant des bends importants ou un vibrato. Graph Tech Guitar Labs Ltd.
Il ne faut toutefois pas en déduire qu’un matériau autolubrifiant peut compenser une rainure mal dimensionnée. Une corde mécaniquement coincée reste mal guidée, quelle que soit la qualité du matériau utilisé.
Les sillets en graphite
Le graphite et les composites chargés en graphite ont longtemps constitué une solution populaire pour réduire le frottement, notamment sur les guitares équipées d’un vibrato. Leur intérêt repose moins sur leur couleur ou leur aspect que sur leur capacité à offrir une surface relativement glissante.
Tous les sillets noirs ne sont évidemment pas en graphite, et tous les matériaux modernes à faible friction ne reposent pas sur la même formulation. La couleur ne permet donc pas d’identifier leur composition.
Le sillet à rouleaux
Une autre manière de réduire le frottement consiste à ne plus faire glisser la corde sur le fond d’une rainure fixe, mais à faire tourner un élément mécanique sous son passage. Le principe du roller nut est ainsi de remplacer une partie du frottement de glissement par un roulement.
Cette solution a été particulièrement intéressante sur les guitares à vibrato, puisque les cordes doivent avancer et reculer légèrement au niveau du sillet à chaque mouvement du chevalet.
Le Fender/Wilkinson Roller Nut
La Strat Plus lancée à la fin des années 1980 utilisait un sillet Fender/Wilkinson à rouleaux. La documentation Fender de 1987 le décrit comme un système à roulements à aiguilles destiné à réduire le frottement et le coincement des cordes, certaines versions intégrant également un dispositif de guidage à rouleaux pour les cordes aiguës. FMIC Assets
Le système fonctionnait de concert avec des mécaniques à blocage Sperzel et le vibrato American Standard, formant déjà une approche cohérente de la stabilité d’accordage : les cordes pouvaient se déplacer au sillet, tandis que les mécaniques limitaient les mouvements dus aux enroulements.
Le Fender LSR Roller Nut
Le LSR poursuit la même idée avec une architecture plus compacte. Sur la Jeff Beck Stratocaster actuelle, Fender décrit les cordes comme reposant sur des roulements à billes plutôt que dans des rainures traditionnelles, ce qui réduit fortement le frottement au passage du sillet. Fender
Fender commercialise toujours le LSR en pièce détachée. Le modèle actuel est en acier, prévu pour des instruments droitiers et annoncé pour des tirants compris entre .008 et .056, avec des diamètres maximaux différents selon chaque corde. Il est également fourni avec un adaptateur permettant son installation sur certaines anciennes Strat Plus équipées du Wilkinson, même si Fender précise qu’une modification du manche peut être nécessaire. Fender
Le roller nut ne constitue donc pas simplement un « meilleur sillet », mais une autre manière de gérer le mouvement de la corde. Au lieu d’essayer de rendre une rainure fixe aussi glissante que possible, on introduit volontairement une pièce mobile.
Les limites du roller nut
Cette sophistication entraîne des contraintes que ne possède pas un sillet traditionnel. Le montage exige une largeur, une implantation et une hauteur compatibles avec le manche, certaines conceptions imposent des limites de tirant, et l’entretien devient celui d’un petit mécanisme plutôt que celui d’une simple pièce taillée.
La documentation Fender consacrée aux Strat Plus recommande d’ailleurs une lubrification très parcimonieuse des rouleaux, un excès d’huile pouvant les encrasser. FMIC Assets
Un roller nut fonctionne donc très bien dans l’environnement pour lequel il a été conçu, mais il n’est pas nécessaire pour obtenir une guitare stable. Un sillet traditionnel correctement taillé peut parfaitement remplir son rôle.
Le sillet à blocage du Floyd Rose
Le Floyd Rose adopte une philosophie presque opposée. Plutôt que de faciliter le déplacement de la corde au sillet, il le supprime une fois l’accordage effectué.
Le sillet Floyd Rose Original est fabriqué en acier trempé et existe dans plusieurs dimensions désignées R1, R2, R3 et ainsi de suite, afin de s’adapter à différentes largeurs et différents radius de manche. Trois blocs de serrage immobilisent les six cordes par paires. Floyd Rose
Avant le serrage, les cordes sont accordées normalement avec les mécaniques. Une fois les trois blocs bloqués, la portion située entre le sillet et les mécaniques est pratiquement isolée du reste du système, et les petites corrections d’accordage sont effectuées avec les réglages fins du chevalet.
Cette architecture élimine plusieurs causes classiques de dérive : les cordes ne coulissent plus dans le sillet, les guides-cordes ne participent plus aux variations de tension et les éventuels déplacements des enroulements autour des mécaniques deviennent sans effet sur la partie vibrante tant que le sillet reste verrouillé.
Elle ne garantit cependant pas à elle seule la stabilité du vibrato. Un Floyd dont les couteaux, les pivots ou les serrages présentent un problème peut revenir dans une position différente et modifier l’accordage, même si les cordes sont parfaitement immobilisées au sillet.
La barre de retenue d’un Floyd Rose
De nombreuses guitares équipées d’un Floyd comportent également une barre placée derrière le sillet. Son rôle n’est pas de bloquer les cordes mais de leur imposer un angle suffisant avant le serrage.
Cette géométrie est importante parce que le bloc de verrouillage pousse les cordes vers le fond du sillet. Si celles-ci arrivent presque horizontalement, le serrage peut les déplacer verticalement et modifier légèrement leur tension. Une barre correctement réglée permet donc aux cordes de reposer déjà dans leur position définitive avant que les blocs ne soient serrés.
Le zéro fret
Le zéro fret sépare deux fonctions habituellement réunies dans le même sillet. Une frette supplémentaire placée juste devant celui-ci détermine la hauteur des cordes et le début du diapason, tandis que le sillet situé derrière ne sert pratiquement plus qu’à maintenir leur espacement latéral.
La corde jouée à vide repose alors sur une frette, exactement comme lorsqu’elle est frettée ailleurs sur le manche. Cette solution simplifie la détermination de la hauteur des cordes à vide puisque celle-ci dépend essentiellement du rapport entre la frette zéro et les autres frettes, plutôt que de six profondeurs de rainures réglées individuellement.
Le zéro fret a longtemps été associé à certains instruments européens économiques, ce qui lui a laissé une réputation parfois peu flatteuse, mais rien dans son principe mécanique n’est intrinsèquement inférieur à un sillet traditionnel.
Il constitue également un bon rappel lorsqu’on discute de l’influence sonore des matériaux : avec un zéro fret, la matière du sillet n’est pratiquement plus impliquée dans l’extrémité vibrante d’une corde jouée à vide.
Les sillets compensés
Le sillet peut également participer à la compensation de l’intonation. Lorsqu’une corde est frettée, elle est légèrement étirée, donc sa tension augmente. Ce phénomène est particulièrement sensible dans les premières cases si l’action au sillet est élevée.
Un sillet compensé déplace légèrement le point d’appui de certaines cordes afin de réduire ces écarts. Le bord tourné vers la touche n’est donc plus nécessairement une ligne parfaitement droite, chaque corde pouvant recevoir une compensation différente.
Earvana utilise ce principe en modifiant le point de départ effectif des cordes afin de répartir la compensation entre le sillet et le chevalet. Earvana
Il faut cependant distinguer compensation et correction d’un mauvais réglage. Une corde située beaucoup trop haut au sillet sera tirée vers l’aigu lorsqu’elle est frettée ; avant de chercher à compenser ce comportement, il faut d’abord régler correctement sa hauteur.
Quatre philosophies différentes
Les principaux systèmes peuvent finalement être regroupés selon la manière dont ils traitent le déplacement longitudinal de la corde.
| SystèmePrincipe | |
| Sillet traditionnel | la corde glisse dans une rainure correctement ajustée |
| Graphite, TUSQ XL et autres matériaux à faible friction | le glissement est conservé mais facilité |
| Roller nut | le glissement est en grande partie remplacé par un roulement |
| Sillet Floyd Rose | le déplacement est supprimé après l’accordage |
| Zéro fret | la hauteur et le point d’appui sont transférés à une frette, le sillet restant principalement un guide |
| Sillet compensé | le point d’appui est déplacé différemment selon les cordes pour corriger l’intonation |
Il n’existe donc pas un unique « bon » sillet, plusieurs architectures peuvent remplir correctement la même fonction à condition d’être adaptées au reste de l’instrument.
Sillet et mécaniques à blocage
Les mécaniques à blocage sont parfois présentées comme un substitut à un sillet correctement réalisé, alors qu’elles agissent sur une partie différente du problème. Elles immobilisent la corde sur l’axe de la mécanique et permettent généralement de réduire fortement le nombre de tours d’enroulement, mais la corde continue à traverser le sillet exactement comme auparavant.
Une guitare équipée de mécaniques à blocage peut donc rester instable si ses cordes accrochent dans leurs rainures. Inversement, une guitare équipée de mécaniques traditionnelles peut très bien tenir l’accord avec un sillet correctement taillé.
Le couple LSR et mécaniques à blocage utilisé par Fender illustre bien cette complémentarité : le sillet facilite le déplacement de la corde, tandis que la mécanique réduit les mouvements inutiles à son autre extrémité.
Diagnostiquer un sillet
Quelques comportements permettent d’orienter rapidement le diagnostic.
| SymptômePoint à contrôler | |
| une seule corde revient fausse après utilisation du vibrato | largeur et état de sa rainure, guide-corde éventuel |
| l’accordage d’une corde progresse par à-coups | corde qui coulisse mal dans la rainure |
| les notes des premières cases sont trop aiguës | hauteur des cordes au sillet |
| une corde frise uniquement lorsqu’elle est jouée à vide | rainure probablement trop profonde |
| bruit parasite uniquement sur une corde à vide | point d’appui ou profil de rainure |
| corde instable latéralement | rainure trop large ou espacement incorrect |
| stabilité dégradée après augmentation du tirant | rainures devenues trop étroites |
Comme nous l’avons vu dans Pourquoi un vibrato se désaccorde ?, le fait qu’une seule corde présente un problème alors que les cinq autres restent justes oriente généralement vers un élément propre à cette corde plutôt que vers le vibrato lui-même. Le sillet figure alors parmi les premiers éléments à contrôler.
La vérification de la hauteur des cordes à la première frette est détaillée dans notre méthode de réglage du sillet.
Lubrifier ou reprendre la rainure
La lubrification peut réduire le frottement d’un sillet traditionnel et constitue une pratique courante sur les guitares à vibrato, mais elle ne modifie ni la largeur, ni la profondeur, ni l’angle d’une rainure.
Si la corde est réellement pincée, la solution consiste à reprendre la géométrie de la rainure avec un outil adapté. De même, une rainure trop profonde ne devient pas correcte parce qu’elle a été lubrifiée.
La lubrification doit donc être considérée comme une manière d’améliorer le fonctionnement d’un sillet déjà correctement réalisé, et non comme un moyen de rattraper une erreur d’usinage.
Une pièce dont on ne devrait pas avoir à s’occuper
Un sillet correctement réalisé ne se remarque pratiquement pas. Les cordes restent à leur place, l’accordage progresse régulièrement, les notes des premières cases restent justes, les cordes à vide ne frisent pas et, si la guitare possède un vibrato non bloquant, elles peuvent se déplacer puis retrouver leur tension sans rester accrochées.
C’est précisément ce qui rend les problèmes de sillet parfois difficiles à identifier : lorsque cette petite pièce travaille mal, les symptômes apparaissent ailleurs et peuvent faire soupçonner les mécaniques, le vibrato ou le chevalet. Pourtant, il suffit parfois de quelques dixièmes de millimètre dans une rainure pour expliquer l’ensemble du comportement.
Le sillet n’a donc rien d’un accessoire secondaire, il constitue l’un des deux points qui définissent la longueur vibrante d’une corde à vide et l’un des principaux passages mécaniques entre la partie jouée de la corde et son système d’accordage.